Sans vouloir
minimiser le caractère religieux de la manifestation
car sans Notre Dame, elle n'existerait pas, force
nous est de constater que malheureusement, est
révolue l'époque
où les pèlerins affluaient en masse à Walcourt venant, bien souvent à pied, de toutes les
régions voisines, Pays Noir, Basse Sambre, Ardennes,
Nord de la France...
Notre-Dame était spécialement
invoquée par les mineurs et les carriers.
C'est surtout lors des processions
du mercredi matin et mercredi soir que l'aspect religieux a
gardé toute sa vivacité. |
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Qu'est-ce qu'une Marche ?
C'est un groupe de gens en armes escortant une procession :
A Walcourt sa caractéristique est d'être d'inspiration Napoléonienne.
Ce fait est typique de l'Entre-Sambre-et-Meuse, c'est pour cette raison que l'on parle de "Marches Folkloriques de l'Entre Sambre et Meuse".
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Leur origine est mal connue. Les historiens et folkloristes pensent qu'au
Moyen-âge, les autorités religieuses faisaient accompagner les processions par des groupes armés: société de hallebardiers, d'arquebusiers ou par des milices locales. |
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Était-ce pour solenniser l'événement, ainsi que le croit Joseph ROLLAND, Président de la Commission du
Folklore Wallon, ou plutôt pour décourager les bandes de brigands attirés par les riches reliquaires et châsses somptueuses ? Cette thèse est soutenue par un historien local, Arnould FROMENT, qui, par ailleurs, a prouvé que de tels groupes armés existaient déjà à Walcourt en 1429.
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Jusqu'en 1814, on sait peu de choses sur ces "troupes". Les archives ayant été détruites lors
de nombreux pillages et incendies dont Walcourt eut à souffrir
au cours des âges. Néanmoins, de temps en temps, dans les
comptes communaux notamment, on retrouve trace de dépenses
engagées pour payer les tambours, acheter de la poudre ... à
l'occasion de la procession.
Après WATERLOO, ces groupes armés prirent les
caractéristiques qu'on leur connaît actuellement: Ils
s'équipèrent comme les différents régiments du premier empire.
C'est de cette époque que date le "FAIT" folklorique
qui a fixé les marches dans leur situation actuelle.
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Comment ce fait est-il né ?
Diverses hypothèses sont proposées : |
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La nostalgie de la période d'épopée qui venait de finir, la facilité de se procurer des uniformes abandonnés par les troupes françaises refluant au travers de la région, l'existence à Givet d'un magasin vendant les surplus de l'empire ou le fait qu'après le concordat, les processions à nouveau autorisées avaient été escortées par des soldats de Napoléon. |
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Donc, après 1815, nos processions furent escortées par des groupes costumés en soldats de l'Empereur. |
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Avec le temps, et la fantaisie aidant, les uniformes, si on pouvait encore parler d'uniformes, ne ressemblaient plus que de très loin à leurs originaux.
Par ailleurs pour certains, et il en existe encore de nos jours, Folklore était synonyme de
débraillé ,beuverie et autres vertus de la même veine.
Mais
petit à petit, une réaction se fit jour chez ceux qui
conservaient le souci de respecter le vérité historique et de
constituer une garde d'honneur digne de ce nom. Les marcheurs de
Walcourt, convaincus de posséder peut-être la plus
ancienne et la plus importante procession de la région,
réagirent dans les tout premiers.
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Dans un souci d'authenticité, ils décidèrent d' en
revenir aux équipements du premier empire. Mais surtout, ils prirent à coeur de respecter la dignité de la procession en maintenant une tenue irréprochable tout au long de l'évènement.
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C'est actuellement l'ensemble des Marches de l'Entre-Sambre-et-Meuse qui sous l'impulsion de l'
AMFESM a subi une rénovation profonde tant dans les uniformes que dans la mentalité.
De nombreuses informations
concernant les différentes marches de l'Entre-Sambre-et-Meuse
peuvent être obtenues sur le site du
Musée des Marches situé rue de la régence à Gerpinnes. |
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